Les filles et les garçons dans les établissements d'enseignement

Si, à la sortie de l'école élémentaire, les filles sont moins souvent en retard scolaire que les garçons, tout en ayant une maîtrise un peu supérieure en français et un peu inférieure en mathématiques, l'école semble anticiper les destins sociaux, les filles étant davantage incitées à se tourner vers des métiers relevant des services sociaux, de l'éducation, des soins, de la justice, de l'assistance, alors que les garçons sont davantage incités à des métiers relevant de la production, des sciences et techniques, du numérique... Et ce malgré les conventions interministérielles pour l'égalité filles-garçons dans le système scolaire.

On observe en effet une disparité dans les choix de l'orientation illustrée par le schéma ci-dessous.

À la fin du collège, les filles (en vert) s'orientent davantage vers l'enseignement général et technologique que les garçons (en orange) (source : publication ministérielle Filles et garçons sur le chemin de l'égalité, de l'école à l'enseignement supérieur, 2024).

Dans l'enseignement supérieur, à série de baccalauréat équivalente, les filles et les garçons ne font pas les mêmes choix d'études. De nombreuses formations de l'enseignement supérieur sont peu mixtes. On compte 84 % de filles en formations paramédicales et sociales, 30 % de filles en formations d'ingénieur·es (source : Chiffres clés ministériels 2025).