Sensibilisation aux représentations dans l'espace public

De nombreuses rues en France portent le nom de personnalités culturelles, politiques, scientifiques, historiques..., mais combien de femmes parmi ces personnalités ?

En 2025, 13,3 % des noms de voie portant des noms de personnes sont des femmes, contre 9,5 % en 1987, une augmentation de 3,8 points de pourcentage en 38 ans. Les noms de femmes les plus courants sont Jeanne d’Arc, Simone Veil, et sainte Anne. Certaines villes sont davantage impliquées que d’autres dans la féminisation des noms de rue, comme Nantes, Saint-Nazaire, Ivry-sur-Seine et Rennes. (Source : Ouest-France, d'après la base de données TOPO de la Direction générale des finances publiques, qui recense toutes les voies nommées en France.)

Nos stations de métro en disent également beaucoup sur la place des femmes dans l'espace public : moins de 3 % des quelques 300 stations de métro parisiennes font référence à des femmes (citons les deux stations inaugurées le 13 janvier 2022, Barbara et Bagneux-Lucie Aubrac).

Ces efforts sont à encourager, car une faible représentation a des conséquences en terme d'absence de repères ou modèles féminins, ce qui peut induire une moins bonne confiance en soi pouvant conduire à une auto-censure des femmes sur leurs possibilités d'actions comme le montre la courte vidéo suivante.

Conséquences de la faible représentation des femmes dans l'espace public (illustration d'Osez le Féminisme pour sa campagne FémiCité, avec leur aimable autorisation, commentée par Huguette Klein - 0:50)Informations[1]