Comment se manifeste la non-mixité des métiers scientifiques et techniques ?
Vous le verrez dans la quatrième séquence, près de la moitié des femmes en emploi se concentrent sur une dizaine de professions sur 87, alors que l'ensemble des professions est accessible aux femmes.
Il est bien connu qu'un tout petit nombre de métiers seulement crée des contraintes physiques telles qu'ils ne peuvent être proposés qu'à des hommes. En informatique par exemple, ce n'est pas le cas. Or, la filère numérique reste un monde masculin comme le montre le rapport de 2023 du Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes intitulé « La Femme Invisible dans le numérique, le cercle vicieux du sexisme ».
Aux hommes aujourd'hui les emplois qui relèvent de l'action, aux femmes celles qui relèvent du « Care » (soin médical, paramédical, laboratoire médical...).
Une enquête 2022 de la fédération des ingénieurs et scientifiques de France (IESF) montre que les ingénieures choisissent plus souvent que les hommes les spécialités liées au vivant, à la chimie, à l’environnement ou à l’énergie. De manière significative, ces spécialités conduisent en moyenne à des carrières moins rémunératrices. A l’opposé, les sciences et technologies de l’information et des communications (STIC) sont une spécialité où l’on retrouve particulièrement peu de femmes. Voir le schéma ci-dessous.
