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La coexistence confessionnelle dans le Saint-Empir...
A compter du XVIe siècle, l'Europe se divise en plusieurs confessions, tout d'abord la confession catholique et luthérienne et par la suite calviniste ; c'est donc un monde en pleine recomposition dans lequel va plonger Dom Loupvent. Dom Loupvent, qui a sa façon, découvre une porte d'entrée pour la coexistence confessionnelle. Cela n'était pas évident. En effet bien après Dom Loupvent, le Saint-Empire est soumis à de fortes pressions politiques et confessionnelles auxquelles doit faire face Charles Quint, l'empereur du Saint-Empire, qui doit penser à une recomposition de l'ensemble de cette structure très complexe, structure politique, structure confessionnelle et territoriale qu'est le Saint-Empire. A compter du milieu du XVIe siècle l'éviction du protestantisme est absolument impensable et l'empereur doit composer avec les différentes confessions protestantes afin de jeter les bases de ce qui devient une coexistence officielle entre les confessions et non plus une coexistence de composition au gré des événements.
La crise iconoclaste dans l’Empire byzantin
La Querelle des images est un moment majeur de l’histoire byzantine. Elle oppose les iconoclastes aux iconodoules sur la problématique de la représentation figurée en matière religieuse. Les origines de cet affrontement restent confuses. Le débat sur les limites du pouvoir de l’empereur sur l’Eglise apparaît au cœur de la problématique. Preuve en est une expression attribuée à Léon III : « Je suis empereur et prêtre ». Les questions politiques, religieuses et sociales ne doivent cependant pas conduire à négliger celles liées à l’art proprement dit.
Des Shawam entre Egyptiens et Européens (XVIIIe – ...
L'Égypte est située sur la route des élèves maronites allant étudier à Rome dans un collège spécialement fondé pour eux au XVIe siècle. Quelques familles s'y établissent dès ce moment. Leurs noms sont fixés dans les registres paroissiaux tenus par les franciscains, religieux à qui le pape a confié la garde des Lieux saints et dont le supérieur est toujours un légat pontifical auprès des maronites. Leur présence au service de cet ordre catholique reste modeste et ne semble pas avoir suscité d'opposition de la part des autorités ottomanes. Au demeurant, ces chrétiens bénéficient de la protection garantie par le régime des Capitulations. Au XVIIe siècle, deux de leurs savants séjournent encore sur les rives du Nil pour y effectuer une double mission : récolter des manuscrits anciens ; confronter les coptes catholiques dans leur récente union avec l'Église catholique romaine.
L'émigration syro-libanaise vers l'Egypte (XVIIIe ...
Depuis le XVIe siècle et le traité des "capitulations" (1528) signé entre François Ier er Soliman le Magnifique, la monarchie française dispose d'un statut de protecteur de minorités au sein de l'empire ottoman. La formations d'une partie du clergé maronite et melkite en Italie, la création d'écoles sur le modèle européen, l'engagement des congrégations religieuses catholiques italiennes puis françaises en situation de rivalité avec les missions protestantes anglo-saxonnes, l'établissement de loges maçonniques, l'écho donné aux révolutions européennes du demi-siècle écoulé et aux idées qui les animent, accélèrent un processus de démarcation entre communautés.
La représentation de l'émigration par des intellec...
Si l'on accepte de travailler sur différents types de documents (discours, poèmes, mémoires, expressions picturales) il n'existe pas de représentation monolithique du migrant. Les portraits varient en fonction du temps, du lieu, de la religion, de l'âge, du sexe, de l'appartenance sociopolitique et de bien d'autres traits identitaires encore. Des migrants de toutes conditions sont venus de la région syro-libanaise pour s'établir en Égypte, mais les intellectuels et hommes de lettres ont constitué un groupe au rôle inédit, débordant son seul poids démographique.
L'émirat des Chéhab (1697-1841). Le mandat de Béc...
L'émirat du Mont-Liban constitue une entité politique propre au sein de l'Empire ottoman. Il possède une autonomie relative et surtout un statut particulier qui le distingue de nombreuses institutions ottomanes connues, dont la nature est principalement fiscale. La dynastie Maan est la première à avoir régi l'émirat, depuis la conquête ottomane des provinces arabes en 1516 jusqu'à son extinction en 1697. L'émirat se compose de notables et de paysans enserrés dans une société d'ordres quasi immuable. Le pouvoir passe alors aux mains des Chéhab, descendants de Quraysh, originaires de La Mecque et établis à Hasbayya à Wadi t-Taym pour combattre les Francs.
Changement confessionnel et accès à l'indépendance...
Le 21 mai 1536, l'assemblée des Citoyens de la ville de Genève accepte de se convertir à la Réforme mettant ainsi un terme au processus d'indépendance politique et religieuse entamé au début du XVIe siècle. Depuis 1517, les nouvelles idées réformées inspirées par Luther se répandent à travers le Saint Empire romain germanique gagnant peu à peu le reste de l'Europe. Sous l'influence de différents prédicateurs, les principes luthériens se diversifient et donnent naissance à des courants théologiques variés. À Genève, ce sont les idées de Guillaume Farel et de Jean Calvin qui influencent les nouvelles pratiques religieuses. Pour les Genevois, le changement confessionnel entérine la scission d'avec l'Église catholique romaine et coïncide avec la fin de la dépendance politique de la cité envers le prince-évêque et le duché de Savoie.
Droits et libertés des minorités religieuses dans ...
Pour s'interroger sur les droits et libertés des minorités religieuses dans l'espace germanique, on peut commencer l'analyse en 1648, parce que la paix de Westphalie, qui clôt à cette date la Guerre de Trente Ans, est aussi le cadre juridique dans lequel évolue le droit confessionnel en Allemagne jusqu'à la fin du Saint Empire en 1806. Ce n'est pas un simple traité de paix : elle consiste en une profonde refonte des institutions politiques de l'Empire, qui embrasse tous les aspects. Dans ce cadre, la dimension confessionnelle de la paix a beaucoup retenu l'attention des historiens. Elle constitue en effet une sorte de singularité en Europe, parce qu'elle est l'une des seules tentatives de régler politiquement et juridiquement la bi-confessionnalité (entre protestants et catholiques) de manière durable, et d'organiser la coexistence sans prendre en compte les controverses théologiques, et sans les trancher sur le fond.
Les massacres pendant les guerres de religion
De nombreux massacres ont jalonné les huit guerres de religion qu'a connues la France entre 1562 et 1598. Le premier conflit est initié par le massacre de plusieurs dizaines de protestants réunis dans une grange, dans la ville champenoise de Wassy, le 1er mars 1562. À la fin du mois d'août 1572, la Saint-Barthélemy et ses prolongements provinciaux constituent sans doute le point d'orgue de cette violence massacreuse, laquelle tend à décliner dans les années suivantes. De telles exactions ne sont alors pas un fait inédit, ni en Europe, ni au-delà : massacres commis dans la Russie du tsar Ivan le Terrible (r. 1547-1584), massacres au moment de la conquête de Chypre par les Ottomans (1571) et lors des guerres contre la Perse (1576-1590), massacres encore dans le Japon de Hideyoshi (1537-1598) ; les exceptions de la période se trouvent en Asie, pendant le court règne de l'empereur chinois Longqing (r. 1567-1572) et celui, beaucoup plus long, de l'empereur mogol Akbar (r. 1556-1605) qui a cependant construit une partie de son empire par la force. Le sac de Rome en 1527 ou la conquête du plateau aztèque par les conquistadores dans les années 1520 ont donné lieu à des massacres qui ont scandalisé nombre d'observateurs et suscité de vives dénonciations. Le massacre, s'il n'est pas un objet banal, est donc inscrit dans les structures mentales du temps et est souvent référé à son archétype biblique, le massacre des innocents . Les gravures contemporaines, comme celles de Tortorel et Perrissin, mobilisent d'ailleurs implicitement ce type de représentations.