L'absence de femmes dans les fonctions de direction

Vous l'avez vu déjà vu dans les sections précédentes : les données chiffrées montrent que la place des femmes dans les instances dirigeantes des secteurs public et privé reste en-deçà de leur part dans la population active.

Les obstacles invisibles qui empêchent les femmes d'accéder aux plus hauts postes forment ce que l'on appelle le plafond de verre (notion déjà introduite et qui sera détaillée à la cinquième séquence comme nous l'avons dit) qui se maintient malgré le vivier de femmes ayant des diplômes d'études supérieures et une bonne expérience professionnelle.

Une photo du Sommet Mondial des Femmes 2014 sans la participation de femmes
Une photo du Sommet Mondial des Femmes 2014 sans la participation de femmes circule sur Twitter en 2014 (crédit Twitter/@mapaquet).

Le rapport « Femmes dirigeantes. Une approche par la statistique publique » (Favier, Gros, Boussard, 2023) précise les éléments suivants :

« À partir du milieu des années 2000, des réseaux de femmes cadres et dirigeantes d’entreprise se sont constitués pour revendiquer le partage du pouvoir économique. Parallèlement, des collectifs de hautes fonctionnaires se sont créés pour promouvoir la présence des femmes au sommet de la fonction publique. Dans ce contexte, des politiques inédites ont été mises en place pour favoriser l’accès des femmes à des postes de pouvoir dans les grandes entreprises et dans la fonction publique. »

Le rapport cite :

  • La loi Copé-Zimmermann (2011) imposant aux entreprises de plus de 500 salarié·es et réalisant plus de 50 millions de chiffre d’affaires l’objectif de 40 % (en 2017) de femmes au sein de leurs conseils d’administration.

  • La loi Sauvadet (2012) obligeant les administrations à respecter des quotas par sexe lors des primo-nominations aux plus hauts postes, fixant un taux minimum de 40 % de personnes de chaque sexe en 2018.

  • La loi Rixain (2021) fixant de nouvelles obligations pour les entreprises de plus de 1000 salarié·es qui devront compter au moins 30 % de femmes cadres dirigeantes et membres d’instances dirigeantes (comités de direction et comités exécutifs) en 2026, et 40 % en 2029.

Ces lois seront revues à la cinquième séquence.